La betterave potagère porte-graine est une culture semencière à forte valeur ajoutée, mais caractérisée par des besoins élevés en eau et en azote. Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources hydriques et un encadrement réglementaire plus strict des apports azotés, ce stage a eu pour objectif d’identifier des leviers d’amélioration pour une gestion plus efficiente de l’irrigation et de la fertilisation azotée de cette culture.Pour cela, un dispositif expérimental pluriannuel, conduit de 2020 à 2023 à la station FNAMS de Brain-sur-l’Authion, a permis d’évaluer :
• deux systèmes d’irrigation (goutte-à-goutte de surface et micro-aspersion),
• deux modes de pilotage de l’irrigation (sondes tensiométriques et sondes capacitives),
• deux niveaux de fertilisation azotée (dose préconisée par le bilan prévisionnel et sur-fertilisation de +40 kg N/ha).
L’étude a évalué l’impact de ces facteurs sur plusieurs indicateurs : rendement en semences, qualité des graines (taux de germination, poids de mille grains, répartition des calibres), consommation d’eau et absorption d’azote par les plantes.Les résultats ont mis en évidence que le goutte-à-goutte permet une économie d’eau significative par rapport à l’aspersion, sans effet négatif sur le rendement ni la qualité des semences. Les deux outils de pilotage ont conduit à des apports d’eau similaires, avec des performances agronomiques comparables. Enfin, la sur-fertilisation azotée ne s’est traduite par aucun gain de rendement ou de biomasse, confirmant la pertinence de la dose estimée par la méthode du bilan prévisionnel. En définitive, l’expérimentation montre qu’il est possible de préserver la performance de la culture tout en réduisant les intrants, à condition de s’appuyer sur des techniques d’irrigation efficientes et une fertilisation raisonnée.
Seed production of table beet is a high-value cropping system that demands precise management of both water and nitrogen inputs. In response to growing concerns over water scarcity and increasingly stringent nitrogen regulations, this internship project focused on optimizing irrigation and fertilization strategies for table beet seed crops.A four-year field experiment (2020–2023) was carried out at the FNAMS experimental station in Brain-sur-l’Authion (France). The study compared:
• two irrigation systems: surface drip and micro-sprinkler,
• two irrigation scheduling methods: tensiometric sensors and capacitive soil moisture sensors,
• two nitrogen fertilization levels: a recommended rate based on nitrogen budgeting and an over-fertilized treatment (+40 kg N/ha).
The trial assessed the impact of these variables on seed yield, seed quality (germination rate, thousand-seed weight, size distribution), irrigation water use, and nitrogen uptake by plants. Results showed that drip irrigation significantly reduced water use compared to micro-sprinkling, without compromising seed yield or quality. Both irrigation scheduling methods performed similarly in terms of water application and agronomic outcomes. Furthermore, over-fertilization with nitrogen did not improve seed yield or biomass, validating the effectiveness of the standard nitrogen budgeting approach. In conclusion, equivalent seed production can be achieved using less water and without additional nitrogen, by combining efficient irrigation systems with well-calibrated nutrient management. This report outlines the study context, experimental design, major findings, and their agronomic and environmental significance.