Entorse de cheville en médecine générale : place des examens complémentaires et stratégie de prise en charge
Titre | Entorse de cheville en médecine générale : place des examens complémentaires et stratégie de prise en charge |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | Lexeline Pauline |
Directeurs | Bruneau Antoine |
Année | 2018 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20137861/2018MCEM9917/fichier/9917F.pdf |
Mots-clés | critères d’Ottawa, Imagerie, médecine générale, traitement, traumatisme de la cheville |
Résumé | L’entorse de cheville est le traumatisme le plus fréquent de l’appareil locomoteur. Bien que sa prise en charge soit codifiée par des recommandations (Critères d’Ottawa, SFMU et HAS), des études ont montré un certain décalage de leurs applications par les médecins. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer le taux de prescription de radiographie prescrite selon les critères d’Ottawa par les médecins généralistes Ligériens. Cette étude descriptive et transversale a été réalisée via un questionnaire en ligne adressé à un échantillon de médecins généralistes ligériens. Deux cent quarante et un questionnaires ont été exploitables, soit 13% des médecins contactés et 6,4% des généralistes ligériens installés. Soixante-deux pour cent des radiographies ont été prescrites en respectant les critères d’Ottawa et 78 % des médecins ont déclaré connaître ces règles. Quatre-vingt médecins, soit 33 % de nos répondants, ont prescrit une radiographie chez leur patient. Parmi ces médecins, 79% ont déclaré connaître les critères d’Ottawa. Il n’existe pas de différence significative (p=0,84) du taux de prescription de radiographie entre les médecins qui connaissent les critères d’Ottawa et ceux qui ne les connaissent pas. Ce décalage entre la connaissance et l’application des règles d’Ottawa s’explique par l’utilisation de critères cliniques autres que ceux d’Ottawa (bon sens clinique devant une douleur et un œdème très important ou bien une notion de craquement) et des critères de contexte (risque médico-légal, disponibilité de la radiographie). Quatre vint sept pour cent ( n=210) des médecins ont prescrit au moins un traitement antalgique dont un de classe 1 en majorité (71,7%). Une orthèse semi rigide était proposée par 80,1 % des médecins. Vingt-quatre pour cent des médecins pensaient qu’une imagerie complémentaire serait utile pour compléter le bilan d’imagerie notamment l’échographie pour 58% d’entre eux. Notre étude a montré que même s’il existe un manque de connaissance ou d’application systématique des critères d’Ottawa, cela n’engendre pas de prescription d’imageries importantes ni une prise en charge inadaptée. L’échographie a été l’examen le plus suggéré pour compléter le bilan d’imagerie, il serait donc intéressant d’étudier si le couple radiographie/ échographie permettrait de faire un bilan lésionnel initial plus précis qui éviterait les complications des entorses de cheville à long terme. |
Résumé en anglais | The sprained ankle is the most common trauma of the musculoskeletal system. Although its management is codified by recommendations (Ottawa Criteria, SFMU and HAS), studies have shown a certain lag in their applications by doctors. The main objective of this study is to evaluate the radiography prescription rate according to the Ottawa rules by Ligerian general practitioners (GP) . This descriptive and cross-sectional study was carried out via an online survey sent to a sample of Pays de la Loire GP. Two hundred and forty-one survey were workable , that is 13% of the doctors contacted and 6.4% of the Loire generalist installed. Sixty-two percent of the x-rays were prescribed according to the Ottawa rules and 78% of the GP reported knowing these rules. Eighty doctors , whether 33% of our respondents, prescribed an x-ray for their patient. Of these doctors, 79% reported the Ottawa rules knowing. There is no significant difference (p = 0.84) in the X-ray prescription rate between doctors who know the Ottawa rules and those who do not. This discrepancy between knowledge and application of the Ottawa rules can be explained by the use of clinical criteria other than those of Ottawa (clinical sense of pain and a very important edema or a notion of cracking) and context criteria (medico-legal risk, availability of radiography). Eighty seven percent (n = 210) of doctors prescribed at least one analgesic treatment which was class 1 ( in 71.7%)of case. A semi rigid orthosis were proposed by 80.1% of GP. Twenty-four percent of them thought that additional imaging would be useful to complete the imaging assessment including ultrasound for 58% of them. Our study has shown that even if there is a lack of knowledge or systematic application of the Ottawa rules, this does not lead to a more prescription of imaging or inadequate management. Ultrasonography was the most suggested examination to complete the imaging assessment, so it would be interesting to study whether X-ray / ultrasound pairing would avoid the complications of long-term ankle sprains. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 36 |
Diplôme | Diplôme d'État de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2018-11-27 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR médecine |
Numéro national | 2018ANGE203M |