Entérocolites ulcéro-nécrosantes du nouveau-né prématuré au CHU d'Angers : analyse de cas de 2007 à 2016

TitreEntérocolites ulcéro-nécrosantes du nouveau-né prématuré au CHU d'Angers : analyse de cas de 2007 à 2016
TypeThèse d'exercice : Médecine
AuteursTaupin Hélène
DirecteursGascoin Géraldine
Année2018
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/14007383/2018MCEM8517/fichier/8517F.pdf
Mots-clésallaitement, Entérocolites ulcéro-nécrosantes, lait maternel
Résumé

Introduction : devant une augmentation de l’incidence des entérocolites ulcéronécrosantes (ECUN) sans identification de facteur infectieux dans le service de Réanimation et Médecine Néonatales du CHU d’Angers fin 2015, nous nous sommes interrogés sur une modification de nos pratiques ayant pu favoriser cette recrudescence. Nous avons comparé la prise en charge antérieure ainsi que la sévérité des enfants ayant présenté une ECUN entre septembre 2007 et février 2015 d’une part, et ceux l’ayant présentée entre septembre 2015 et janvier 2016 d’autre part.

Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle monocentrique menée dans le service de Réanimation et Médecine Néonatales du CHU d’Angers. Les enfants inclus étaient les nouveau-nés prématurés nés avant 37 SA dont la prise en charge initiale était réalisée au CHU d’Angers, et qui avaient présenté une ECUN entre le 1er septembre 2007 et le 22 janvier 2016. Nous avons comparé 2 périodes : entre le 1er septembre 2007 et le 22 février 2015 (période 1) puis entre le 29 septembre 2015 et le 22 janvier 2016 (période 2). Nous avons étudié dans les dossiers médicaux des enfants les données de la prise en charge antérieure à l’ECUN en termes de facteurs digestifs, hémodynamiques et cardiovasculaires, infectieux, hématologiques, ainsi que les caractéristiques anamnestiques et cliniques des 2 populations. Nous avons également comparé la gravité des ECUN entre les 2 populations.

Résultats : nous avons inclus 17 enfants ayant présenté une ECUN pour la période 1 et 8 enfants pour la période 2. Les 2 populations étaient comparables sur le plan des caractéristiques initiales et de la gravité des ECUN. Nous n’avons pas retrouvé de documentation infectieuse permettant d’expliquer l’épidémie. Nous avons retrouvé une différence significative concernant l’introduction du Lait pour Prématuré avant l’ECUN, plus fréquente dans la population de la période 2 (p = 0.028), sans que l’âge d’introduction ne soit statistiquement différent et sans que notre protocole de nutrition entérale n’ait été modifié. Nous avons également retrouvé une différence statistiquement significative pour l’introduction d’épaississant dans le lait (p = 0.011), plus fréquente dans la période 1. Nous n’avons pas retrouvé de modification de prise en charge antérieure à l’ECUN entre les 2 périodes.

Conclusion : l’augmentation brutale de l’incidence des ECUN dans le service de Médecine et Réanimation Néonatales du CHU d’Angers entre 2015 et 2016 n’apparaît pas liée à une modification de prise en charge des nouveau-nés prématurés.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages30
Diplôme

Diplôme d'État de docteur en médecine

Date de soutenance2018-03-21
EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR médecine

Numéro national2018ANGE027M