Déficit lié à l'age de la mémoire épisodique : rôle de l'inhibition en mémoire de travail

TitreDéficit lié à l'age de la mémoire épisodique : rôle de l'inhibition en mémoire de travail
TypeMémoire de Master
AuteursDidier Alexis
DirecteursFay Séverine, Bouazzaoui Badiâa
Année2017
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/16008635/20172MPSY8063/fichier/8063F.pdf
Mots-clésaging, Episodic memory, inhibition, mémoire de travail, mémoire épisodique, vieillissement, Working memory
Résumé

La mémoire épisodique, qui rend possible la récupération d’événements personnels vécus, est la mémoire la plus affectée par le vieillissement. Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer ce déclin avec l’avancée en âge : l’hypothèse du déclin de la vitesse de traitement (Salthouse, 1996), celle de la réduction des capacités de mémoire de travail (Baddeley, 1986) ou encore celle du déclin des fonctions exécutives (West, 1996). L’objectif de ce travail est de tester le modèle d’Hasher et Zacks (1988) qui propose l’idée par laquelle le déclin en mémoire épisodique puisse s’expliquer par un déficit d’inhibition des informations non pertinentes en mémoire de travail. Pour cela un paradigme de charge mentale à l’encodage a été conçu afin de mesurer l’impact de la charge sur la récupération en mémoire épisodique à l’aide d’une épreuve de rappel indicé par des trigrammes. Des sujets jeunes et âgés ont encodé des listes de mots en mémoire épisodique selon trois conditions de charge mentale. La charge mentale variait qualitativement, l’interférence avec les mots cibles étant plus ou moins sémantique et/ou perceptive (par exemple « gggg5pppp7 », « glic4stux6 », ou « vide8chef3 »). Chaque charge était présentée avant le mot cible à encoder et devait être restituée juste après la présentation du mot cible. Les participants ont également été soumis à des mesures neuropsychologique (inhibition, mémoire de travail mais aussi vitesse de traitement…). Des analyses de variance à mesures répétées indiquent que les deux groupes d’âge obtiennent des performances équivalentes sur le rappel de la charge. Concernant les performances en mémoire épisodique, elles révèlent (1) un effet classique de l’âge, les participants jeunes rappelant plus de mot que les participants âgés, (2) un effet de la condition de charge mentale, le nombre de mots rappelés étant le plus élevé dans la condition « lettres » suivi de la condition « non mots » et enfin la condition « mots », (3) une interaction dans le sens d’un effet de condition plus marqué chez les participants jeunes. Des analyses de corrélation et de régression confirment le rôle majeur de l’inhibition dans la pénalisation par la charge. Cependant, les résultats ne vont pas dans le sens attendu puisqu’ils indiquent que ce sont les individus qui ont les meilleures capacités d’inhibition qui subissent le plus la charge mentale à l’encodage. Ce résultat est discuté.

Résumé en anglais

Episodic memory, which makes personal events retrieval possible, is the most affected by aging. Several hypothesis attempt to explain this deterioration linked to aging, such as the processing speed theory (Salthouse, 1996), the decrease of working memory theory (Baddeley, 1986), or the deterioration of executive functions (West, 1996). This purpose of this work is to test the Hasher and Zack’s model (1988), which suggests that deterioration of episodic memory may be explained by a lack of inhibition of irrelevant informations in the working memory. To achieve this, a mental load during encoding paradigm has been disigned. It allowed us to measure the load’s impact on recall from episodic memory, using a cued recall test with trigrams. Young and elderly subjects encoded lists of words in episodic memory under three conditions of mental load. The mental load differed qualitatively, the interference with the target words being more or less semantic and/or perceptual (for instance « gggg5pppp7 », « glic4stux6 », or « vide8chef3 »). Every load was displayed before the target word to encode, and was to be given back after the target word’s display. Participants were also subject to neuropsychological measures (inhibition, working memory, processing speed…). Variance analysis with repeated measurements shows that both age group performed equally on the mental load recall. On episodic memory performance, it reveals (1) a classical age effect; young subjects recalled more words than elderly subjects, (2) a mental load condition effect; more words were correctly recalled in the ‘letters’ condition, followed by the ‘non-word’ condition and finally the ‘word’ condition, (3) a greater condition effect on younger participants. Correlation and regression analysis confirm the major part of inhibition in the load penalty. However, the results are not as expected since they show that it is the people with the best inhibition abilities who suffer the most of the mental load during encoding. This paradoxal result is discussed.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages60
Diplôme

Master Psychologie

EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines