Traitement de l’hypertension artérielle du sujet âgé : intérêt de respecter une pression artérielle systolique minimale afin de limiter le risque de chute
Titre | Traitement de l’hypertension artérielle du sujet âgé : intérêt de respecter une pression artérielle systolique minimale afin de limiter le risque de chute |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | George Louise |
Directeurs | Queste Pierre |
Année | 2016 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20107097/2016MCEM6823/fichier/6823F.pdf |
Mots-clés | Chute, étude rétrospective, Hypertension artérielle, médecine générale, pression artérielle systolique minimale, sujet agé |
Résumé | Introduction : il est recommandé de traiter l’hypertension des sujets âgés devant un bénéfice cardiovasculaire et neurologique prouvé, mais sans précision d’un seuil systolique minimal à respecter pour ne pas augmenter le risque de chute. Matériels et méthodes : notre étude descriptive, quantitative et rétrospective a été menée au Centre Hospitalier Nord Mayenne entre mai et décembre 2014. Elle visait à comparer les pressions artérielles systoliques (PAS) entre deux groupes de patients, âgés de plus de 75 ans, hospitalisés via les urgences : un groupe « chute » de 116 patients admis pour une chute et un groupe « non chute » de 153 patients dont l’admission était un autre motif. Le critère de jugement principal était la PAS minimale la plus basse relevée de chacun des patients sur les trois premiers jours d’hospitalisation. L’objectif secondaire était de déterminer un seuil tensionnel systolique à partir duquel était constatée une augmentation significative du risque de chute. Résultats : la moyenne des PAS minimales était de 104,15 mmHg dans le groupe « chute », contre 117,96 mmHg pour le groupe «non chute», avec une différence statistiquement significative (p<0.05). Il semble qu’au dessous de 110 mmHg, il y ait un nombre plus important de patients ayant chuté, mais sans significativité statistique démontrée. Conclusion : nous avons mis en évidence un lien entre risque de chute chez les sujets de plus de 75 ans et une PAS basse. A la lumière de cette étude et de la littérature, il semble finalement qu’il faille retenir, pour ces patients, une PAS cible autour de 120 mmHg, avec l’incertitude à long terme des effets secondaires, notamment chez les patients sans risque cardiovasculaire accru. Une étude prospective, sur des groupes appariés, comparant une moyenne de plusieurs automesures de PAS, serait intéressante à mener. |
Résumé en anglais | Introduction : it is recommended to treat hypertension in elderly patients with a proven cardiovascular and neurological benefit, but without specifying a minimum systolic threshold to avoid increasing the risk of falling. Materials and methods : our study, descriptive, quantitative and retrospective, was conducted at the Hospital Center of Mayenne between May and December 2014. It aimed to compare systolic blood pressure (SBP) between two groups of patients over 75 years old hospitalized via Emergencies : a "fall" group of 116 patients admitted for a fall and a "non-fall" group of 153 patients admitted for another reason. The primary outcome measure was the lowest minimal SBP from each patient on the first three days of hospitalization. The secondary objective was to determine a systolic blood pressure level from which there was a significant increase in the risk of falling. Results : the mean minimum SBP was 104.15 mmHg in the fall group versus 117.96 mmHg for the non-fall group with a statistically significant difference (p<0.05). It appears that below 110 mmHg, there is a larger number of patients who have fallen, but with no statistical significance demonstrated. Conclusion : we showed a relationship between risk of fall in subjects over 75 years old and a low SBP. In the light of this study and the literature, it seems ultimately necessary to retain, for these patients, a target PAS around 120 mmHg with the long-term uncertainty of side effects, especially in patients without increased cardiovascular risk. A prospective study, on matched groups, comparing an average of several SBP regimens per patient, would be interestin. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 25 |
Diplôme | Diplôme d'Etat de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2016-12-20 |
Editeur | Université d'Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR Médecine |
Numéro national | 2016ANGE196M |