Devenir des patientes ayant présenté un angio-oedème bradykinique lors d'une exposition oestrogénique
Titre | Devenir des patientes ayant présenté un angio-oedème bradykinique lors d'une exposition oestrogénique |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | Maciejewski Maud |
Directeurs | Martin Ludovic |
Année | 2016 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20117158/2016MDEDE6077/fichier/6077F.pdf |
Mots-clés | Angio-oedème bradykinique, C1 inhibiteur, Contraception, oestrogènes |
Résumé | Introduction : Des angio-oedèmes bradykiniques associés à un déficit fonctionnel modéré de C1inhibiteur ont été décrits chez des patientes sous contraception oestrogénique. Le but de ce travail était d’apprécier l’évolution clinique et biologique à l’arrêt de l’exposition aux oestrogènes et lors d’une nouvelle exposition endogène ou exogèneaux oestrogènes. Patientes et méthodes : Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers clinico-biologiques de femmes ayant un diagnostic d’AOBK attribué à une contraception oestrogénique. Les critères d’inclusion étaient : une histoire d’AO indiscutables (oedèmes du visage, ORL, de la paroi abdominale, des organes génitaux externes ou des extrémités), sous exposition aux oestrogènes, associés à une baisse du C1 inh fonctionnel, avec une normalisation de celui-ci à l’arrêt de l’exposition. Nous avons recueilli à partir d’une fiche standardisée, les informations cliniques et biologiques à l’arrêt du contraceptif, lors d’une grossesse ou de la reprise d’une contraception oestrogénique.Résultats : 61 dossiers ont été listés. 32 dossiers répondant aux critères d’inclusion ont été exploités. A l’arrêt du contraceptif, 24/32 (75%) patientes rapportaient une disparition de leurs AO et 8/32 (25%) une persistance de leurs AO. 10/32 patientes étudiées ont présenté une grossesse après le diagnostic d’AO sous pilule. Parmi elles, 5 rapportaient une récidive d’AO durant la grossesse, dont 1 AO ORL. Biologiquement, 7/10 ont présenté une nouvelle baisse de C1 inh, 2/10 n’ont pas eu de nouveau dosage et 1/10 n’a pas présenté de nouvelle baisse de C1 inh. L’accouchement s’est compliqué d’un AO vulvaire chez 1 patiente. La reprise d’une contraception oestroprogestative concernait 3/32 patientes ; 2 rapportaient une récidive ou persistance des AO. Un dosage de C1 inh réalisé chez 1 d’entre elles retrouvait à nouveau une baisse de C1 inh. Conclusion : L’évolution clinique des AO est le plus souvent favorable à l’arrêt de l’exposition oestrogénique motivant une contre-indication prolongée de ce type de contraceptif. La récidive des poussées d’AO chez la moitié des patientes à l’occasion d’une grossesse incite à encadrer cet évènement. La persistance des épisodes d’AO chez 25% des patientes à l’arrêt du contraceptif oestroprogestatif fait discuter une prédisposition constitutionnelle. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 35 |
Diplôme | Diplôme d'État de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2016-06-30 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR Médecine |
Numéro national | 2016ANGE074M |