Le devenir des soins psychiatriques sans consentement : suivi à deux mois de 510 cas

TitreLe devenir des soins psychiatriques sans consentement : suivi à deux mois de 510 cas
TypeThèse d'exercice : Médecine
AuteursSauzeau David, Mugnier Gabrièle, Fournis Gaël, Garré Jean-Bernard, Gohier Bénédicte
DirecteursMesu Rares-Cosmin
Année2016
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/20117175/2016MCEM5449/fichier/5449F.pdf
Mots-clésconsentement aux soins, Hospitalisation psychiatrique, juge des libertés et de la détention, programme de soins
Résumé

La loi du 5 juillet 2011 a introduit de nouveaux éléments dans la pratique clinique des soins psychiatriques. Nous présenterons une étude observationnelle sur les soins sans consentement prodigués dans un échantillon de 510 cas inclus en Sarthe pendant une année entière. 60 jours après l’admission, la durée moyenne de la mesure était significativement plus courte pour les 115 cas en « péril imminent » (26,1 jours) versus les 342 cas « à la demande d’un tiers » (31,8 jours), p=0,03. Les prises en charge hospitalières initiées « sur décision du représentant de l’État » (n=53) présentaient des caractéristiques statistiquement différentes (p≤0,05) de celles initiées « sur décision du directeur de l’établissement » (n=457). Ces différences pourraient s’expliquer par les critères cliniques qui distinguent ces deux groupes. Le recours aux soins en cas de péril imminent peut se justifier en l’absence de tiers, mais se trouve utilisé aussi pour accélérer le processus d’orientation des malades mentaux à partir des services d’urgence. Les résultats de notre étude nécessitent d’être répliqués sur le plan national par des études multicentriques, afin de mieux appréhender la pratique à travers le territoire national et d’orienter les futures politiques de santé publique.

Résumé en anglais

The reform of the French Mental Health Act in 2011 brought new developments in psychiatric care. We present an observational study about the commitment for the mentally ill in in a sample of 510 cases in the Sarthe county, included over 12 months. 60 days following the admission order the average duration of involuntary treatment was significantly shorter for the 115 cases in the « imminent danger » group, versus the 342 cases in the « third person’s application » sub-sample, (26,1 vs 31,8 days respectively, p=0,03). The population admitted according to a state representative’s decision (n=53) was found to be statistically different in terms of provided care versus the rest of the sample (n=457, p≤0,05), which could be explained by distinct clinical characteristics. Resorting to an « imminent danger » procedure can be justified in the absence of a third party’s application and can lead to faster decision implementing in emergency settings. Given its single-centre approach and the notorious disparity of clinical practices over the national territory, it would be useful to include larger, nationwide samples, in order to assess the new Health Act’s impact and to guide future public health decisions.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages48
Diplôme

Diplôme d'État de docteur en médecine

Date de soutenance2016-06-22
EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR Médecine

Numéro national2016ANGE052M