Pertinence d’une approche interactionniste dans l’évaluation de la théorie de l’esprit : l’exemple de la pathologie schizophrénique

TitrePertinence d’une approche interactionniste dans l’évaluation de la théorie de l’esprit : l’exemple de la pathologie schizophrénique
TypeMémoire de Master
AuteursBesnard Delphine
DirecteursBesnard Jérémy
Année2015
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/20092071/20152MPSY4616/fichier/4616F.pdf
Mots-clésapproche interactionniste, schizophrénie, théorie de l’esprit
Date de soutenance2015-09-21
Résumé

Ce travail de recherche se propose d’étudier la question de l’évaluation des capacités de théorie de l’esprit dans la pathologie schizophrénique. De nombreuses études ont montré que l’altération de ces compétences sociocognitives participait à l’émergence du handicap psychique qui caractérise cette affection, faisant de cette fonction cognitive une cible thérapeutique privilégiée. C’est pourquoi, nous nous sommes questionnés sur les moyens à la disposition des cliniciens pour mettre en lumière ces capacités de mentalisation. Actuellement, les épreuves de cognition sociale proposent d’évaluer les compétences sociocognitives au travers d’une perspective observationnelle. Or, cette approche semble relativement éloignée des situations sociales naturelles et n’offrirait qu’une vision partielle des habiletés métareprésentationnelles. Partant de ce constat, un courant de recherche propose de palier ces limitations méthodologiques en évaluant les habiletés sociales au moyen de paradigmes interactionnistes. Afin d’identifier la sensibilité de ces deux types de paradigmes expérimentaux dans l’investigation des difficultés relationnelles éprouvées par les patients au quotidien, nous avons administré à un groupe de 8 patients souffrant de troubles schizophréniques des épreuves proposant une évaluation classique (l’épreuve TOM-15) et interactionniste (la tâche de communication référentielle) des capacités de TDE, que nous avons confrontées à une échelle d’évaluation des répercussions fonctionnelles des troubles de la cognition sociale (ERF-CS). Les résultats de la présente étude ont mis en évidence la sensibilité de notre épreuve classique dans l’investigation du déficit de TDE cognitive dans la schizophrénie. En revanche, ce paradigme se révélait peu sensible aux difficultés intersubjectives des patients. Notre épreuve de TDE interactionniste nous a quant à elle permis d’objectiver les difficultés de nos patients à appréhender la perspective d’autrui lors d’une situation d’interaction duelle. De plus, la tâche de communication référentielle s’est révélée être un outil davantage sensible aux difficultés relationnelles des patients. Néanmoins, cet outil ne semble pas suffisamment reproduire les conditions d’une situation d’interaction naturelle. En conclusion, cette recherche ouvre une perspective intéressante pour la clinique. Il parait important de développer les outils d’évaluation interactionniste des compétences sociocognitives, ceux-ci reflétant davantage le fonctionnement quotidien. Ces dispositifs devraient être utilisés en complément des paradigmes d’évaluation classique de la cognition sociale, offrant ainsi au clinicien une représentation globale des compétences sociocognitives des patients.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages74
Diplôme

Master Psychologie

EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines