Etude du lien entre impulsivité et inhibition cognitive : étude réalisée auprès de personnes ayant subi un traumatisme crânien grave

TitreEtude du lien entre impulsivité et inhibition cognitive : étude réalisée auprès de personnes ayant subi un traumatisme crânien grave
TypeMémoire de Master
AuteursTijou Héloïse
DirecteursLe Gall Didier
Année2015
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/20090880/20152MPSY3691/fichier/3691F.pdf
Mots-clésimpulsivité, inhibition cognitive, syndrome dysexécutif, traumatisme crânien sévère
Date de soutenance2015-06-23
Résumé

Les études consacrées au traumatisme crânien ont permis de mettre en évidence le fait que les personnes atteintes d’un TC ont fréquemment des troubles cognitifs concernant les mécanismes inhibiteurs ainsi que des troubles du comportement et notamment une impulsivité séquellaire. Plusieurs études ont montrées que cette impulsivité serait due à l’altération de l’inhibition cognitive. Nous avons donc cherché à mettre en évidence les liens entre ces deux déficits. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur le modèle de Hasher et al. (1999) qui propose l’existence de trois sous-fonctions d’inhibition ainsi que sur le modèle d’impulsivité de Whiteside et Lynam (2001) qui en distingue quatre dimensions. Nous avons ainsi comparé les performances d’une population de traumatisés crâniens sévères et d’une population de sujets sains par l’intermédiaire de tâches évaluant chaque fonctions d’inhibition et d’un questionnaire d’impulsivité (UPPS). Nous avons donc voulu savoir si une forte impulsivité pouvait être interprétée en termes de troubles à inhiber. Mais surtout nous avons cherché à savoir si les différentes dimensions de l’impulsivité pouvaient être expliquées par un trouble global d’inhibition ou bien par un trouble plus spécifique touchant une des trois fonctions. Les résultats obtenus montrent que les patients ont une altération des fonctions d’inhibition et ont également une impulsivité plus importante que les sujets sains dans la dimension de l’urgence. Ce faisant, nos résultats nous permettent, en partie, de démontrer l’impact des troubles d’inhibition cognitive sur l’impulsivité chez les patients traumatisés crâniens.

Résumé en anglais

The literature on the brain injury led to highlight the fact that people with TBI frequently have cognitive impairment with inhibition deficits and behavioral disorders, including impulsivity. Several studies have shown that this impulsivity is due to impaired cognitive inhibition mechanisms. We therefore sought to bring out the links between these two deficits. For this, we relied on the model of Hasher et al. (1999), which proposes the existence of three sub-functions of inhibition as well as the model of impulsivity of Whiteside and Lynam (2001) which distinguishes four dimensions. We compared the performance of a population with severe TBI and of a population of healthy subjects through tasks evaluating each function of inhibition and a Questionnaire about impulsivity (UPPS). So we wanted to know if a high impulsivity could be interpreted in terms of inhibiting disorders. But above all we have investigated whether the different dimensions of impulsivity could be explained by a global inhibition disorder or by a more specific disorder affecting one of the three functions. The results show that the patients have an impairment of inhibitory functions and also have a stronger impulsivity than healthy subjects in the dimension of the emergency. In doing so, our results allow us, in part, to demonstrate the impact of cognitive inhibition disorders on impulsivity in TBI patients.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages49
Diplôme

Master Psychologie

EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines