- Introduction Le Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause (SGUM) est un syndrome touchant 40 à 70% des femmes ménopausées mais restant fortement sous diagnostiqué et peu abordé, notamment lors des consultations de Médecine Générale. Il est peu abordé du fait d’une banalisation des symptômes ainsi que d’un tabou autour de ces symptômes, notamment liés à la sexualité. Pourtant, plusieurs études montrent que les femmes souhaitent avoir accès à plus d’informations sur la ménopause et sont désireuses d’un accompagnement global. Le but de cette étude est d’évaluer l’abord et la prise en charge du Syndrome Génito-Urinaire chez les médecins généralistes de la subdivision d’Angers afin d’apprécier les potentiels freins à la prise en charge.
2. Méthode Un questionnaire anonyme en ligne a été envoyé aux médecins généralistes et maîtres de stage universitaires inscrits sur le mailing du Département de Médecine Générale d’Angers, et donc présents sur trois départements : Le Maine-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne. Les résultats ont ensuite été exportés sur un fichier Excel et les analyses statistiques ont été réalisées grâce au logiciel Jamovi.
3. Résultats 48 médecins généralistes ont répondu à la totalité du questionnaire, dont la majorité était des femmes (72.9, n=35). Dans l’ensemble les médecins généralistes interrogés se disent à l’aise pour aborder les symptômes génito- urinaires et aborder la sexualité avec les patientes. Les femmes sont cependant plus à l’aise dans l’abord des symptômes vulvo-vaginaux et urinaires (p=0.033). Concernant les traitements, la majorité conseille facilement des lubrifiants ou hydratants vaginaux et est à l’aise dans la prescription de THM (Traitement Hormonal de la Ménopause) sous forme local. Les personnes de plus de 40 ans ont plus tendance à prescrire des lubrifiants ou hydratants vaginaux (p=0.014). Les personnes ayant réalisé une formation spécifique sur la ménopause sont plus à l’aise dans la prescription des THM sous forme locale (p=0.005) et percevait de manière moins dangereuse les THM systémiques (p=0.010). Cependant, la majorité des médecins ne se sentait ni à l’aise ni assez formée pour la prescription de THM sous forme systémique, qu’elle percevait de manière dangereuse par ailleurs. L’ensemble des médecins interrogés trouvent leur place comme premier recours dans la prise en charge du SGUM. Concernant la plage des sages-femmes et des gynécologues, les personnes n’ayant pas réalisé de formation spécifique sur la ménopause ont tendance à plus trouver que la prise en charge du SGUM sont de leurs recours (p=0.005).
4. Conclusion Cette étude a permis de sensibiliser les médecins généralistes de la subdivision d’Angers au Syndrome Génito- Urinaire de la ménopause qui reste très fréquent mais dont les patientes osent peu aborder, malgré un désir de leur part de recevoir des informations plus claires. Le manque de formation autour du SGUM et de ses traitements sont des freins dans la prise en charge, d’autant plus que les patientes sont en général méfiante des traitements hormonaux. Améliorer la formation et les recommandations autour du SGUM permettrait aux médecins généralistes de l’aborder plus spontanément et d’ouvrir la parole devant des symptômes fréquents et souvent banalisés par les patientes, qui peuvent avoir un impact sur leur confort et leur qualité de vie. Améliorer la formation et les recommandations autour du SGUM permettraient aux médecins généralistes de l’aborder plus spontanément et d’ouvrir la parole devant des symptômes fréquents et souvent banalisés par les patientes, pouvant avoir un impact sur leur confort et leur qualité de vie.
1. Introduction The Genitourinary Syndrome of Menopause (GUSM) is a condition affecting 40 to 70% of menopausal women, yet it remains significantly underdiagnosed and rarely addressed, particularly during general practice visits. It is rarely discussed due to the stigmatization of symptoms as well as a taboo surrounding these symptoms, particularly those related to sexuality. However, several studies show that women want access to more information about menopause and are eager for comprehensive support. The purpose of this study is to evaluate the approach to and management of The genitourinary syndrome of menopause among general practitioners in the Angers subdivision in order to assess potential barriers to care.
2. Methods An anonymous online questionnaire was sent to general practitioners and university clinical instructors registered on the mailing list of the Department of General Medicine in Angers, and thus practicing in three departments: Maine-et-Loire, Sarthe, and Mayenne. The results were then exported to an Excel file, and statistical analyses were conducted using the Jamovi software.
3. Results 48 general practitioners completed the entire questionnaire, the majority of whom were women (72.9%, n=35). Overall, the general practitioners surveyed reported feeling comfortable discussing genitourinary symptoms and sexuality with female patients. Women, however, are however, more comfortable addressing vulvovaginal and urinary symptoms (p=0.033). Regarding treatments, the majority often recommend vaginal lubricants or moisturizers and are comfortable prescribing HRT (Hormonal Replacement Therapy) in topical form. Those over 40 are more likely to prescribe vaginal lubricants or moisturizers (p=0.014). Those who have completed specific training on menopause are more comfortable prescribing HRT in topical form (p=0.005) and perceived systemic HRT as less dangerous (p=0.010). However, the majority of physicians did not feel either comfortable or sufficiently trained to prescribe systemic HRT, which they also perceived as dangerous. All of the physicians surveyed considered themselves the first point of contact for the management of menopausal genitourinary syndrome (MGUS). Regarding the roles of midwives and gynecologists, those who had not completed specific training on menopause were more likely to consider the management of MGUS to be within their range of practice (p=0.005).
4. Conclusion This study helped raise awareness among general practitioners in the Angers subdivision about Genitourinary Syndrome of Menopause, which remains very common but which patients are reluctant to discuss, despite their desire to receive clearer information. The lack of training on GUS and its treatments is a barrier to care, especially since patients are generally wary of hormone therapy. Improving training and guidelines regarding GUSM would enable general practitioners to address the issue more spontaneously and to initiate discussions about common symptoms that are often downplayed by patients, yet which can impact their comfort, quality of life and sexual health