Introduction : la Haute Autorité de Santé a émis en 2022 une série de recommandations à l’adresse des professionnels de santé visant à encadrer le dépistage et la prise en charge de première intention du prolapsus génital. L’objectif principal de cette étude était de réaliser une évaluation des pratiques professionnelles des SFL dans le dépistage et la prise en charge de première intention du POP.
Matériel et Méthode : une étude quantitative, observationnelle et transversale a été réalisée auprès des sages-femmes libérales françaises ayant une activité de suivi gynécologique. Le recueil des données a été réalisé à l’aide d’un questionnaire en ligne, diffusé du 11/07/2025 au 11/11/2025.
Résultats : 523 SFL ont été inclues dans l’étude. Seul 29,25 % des SFL avaient lu les recommandations de la HAS. Les SFL ayant lu les recommandations avaient obtenu des résultats significativement meilleurs que celles ne les ayant pas lues. 97,71 % des SFL savaient qu’elles étaient autorisées à prescrire un pessaire, seulement 65,20% en avaient déjà prescrit un dans leur pratique.
Discussion : il est nécessaire d’intégrer davantage le prolapsus génital dans la formation initiale. Par ailleurs, augmenter la lecture des recommandations nationales améliorerait les pratiques et les rendraient plus homogènes.
Introduction : in 2022, the HAS published a set of recommendations for healthcare professionals about the screening and first-line management of pelvic organ prolapse (POP). The main objective of this study was to evaluate the professional practices of French independent midwives in POP screening and first-line care.
Materials and Methods : a quantitative, observational, cross-sectional study was conducted among French independent midwives providing gynecological control. Data were collected with an online questionnaire distributed from 11/07/2025 to 11/11/2025.
Results : a total of 523 midwives were included. Only 29.25 % had read the HAS recommendations. Midwives who had read the recommendations achieved significantly higher scores than those who had not. While 97.71% were aware that they were authorized to prescribe a vaginal pessary, only 65.20% had actually prescribed one in their practice.
Discussion : greater emphasis on pelvic organ prolapse in initial midwifery training is necessary. In addition, increasing consultation of national recommendations would improve professional practices and help standardize care.