Phelipanche ramosa est une plante parasite de la famille des Orobanchaceae. Elle est responsable de nombreuses pertes de rendement, notamment dans l’ouest de la France, chez les plantes hôtes qu’elle parasite. L’étude des interactions entre P. ramosa et ses différents hôtes était jusqu’à présent centrée sur leur dialogue direct via des stimulants de germination. Or un troisième intervenant, le microbiote de la rhizosphère, serait un intermédiaire supplémentaire dans l’interaction. Il permettrait la modification des exsudats racinaires de l’hôte rendant ainsi possible la germination de la graine parasite. Dans le cadre de notre étude plusieurs souches bactériennes ont été criblées afin d’identifier leur potentiel impact sur des exsudats racinaires. En parallèle afin d’observer directement l’impact du microbiote sur des exsudats racinaires un système de culture miniaturisé avec recirculation continue du milieu (ExuFlow) a été mis en place. Ce système permit la culture d’A. thaliana avec des microbiotes rhizosphériques différents. Pour cela des communautés microbiennes synthétiques ont été créées ainsi que des macérats de sol. Nous avons pu observer un impact significatif de l’inoculation de micro-organismes sur le taux de germination des graines parasites mises en contact avec les exsudats racinaires récupérés. Cette étude permet l’amélioration de notre compréhension des interactions entre le parasite, son hôte et le microbiote rhizosphérique tout en laissant imaginer des perspectives de contrôle pour le futur.
Phelipanche ramosa is a parasitic plant belonging to the Orobanchaceae family. It is responsible for significant yield losses, particularly in western France, in the host plants it parasitizes. The study of interactions between P. ramosa and its various hosts had until now focused on their direct dialogue via germination stimulants. However, a third actor, the rhizosphere microbiota, may act as an additional intermediary in the interaction. It could enable the modification of the host’s root exudates, thus allowing the germination of the parasitic seed. In the context of our study, several bacterial strains were screened to identify their potential impact on root exudates. In parallel, to directly observe the impact of the microbiota on root exudates, a miniaturized culture system with continuous medium recirculation (ExuFlow) was set up. This system allowed the cultivation of A. thaliana with different rhizosphere microbiota. For this purpose, synthetic microbial communities were created, as well as soil macerates. We were able to observe a significant impact of microorganism’s inoculation on the germination rate of parasitic seeds exposed to the collected root exudates. This study enhances our understanding of the
interactions between the parasite, its host, and the rhizosphere microbiota, while opening up potential avenues for future control strategies.