Introduction : les urgences vitales requièrent une reconnaissance rapide et une prise en charge immédiate afin d’éviter des séquelles graves ou le décès. Les professionnel.les de santé exerçant aux urgences gynécologiques et obstétriques (UGO) peuvent être amenés à prendre en charge ces urgences. L’objectif de cette enquête était d’étudier et d’analyser la gestion des urgences vitales (en termes de formation, d’organisation et de pratique clinique) par ces professionnel.les.
Matériel et méthode : étude quantitative, prospective, descriptive et monocentrique réalisée auprès des professionnel.les exerçants aux UGO du CHU d’Angers via un questionnaire accessible entre août et décembre 2024. Les professionnel.les intérrogé.es étaient : sages-femmes, infirmier.ères anesthésistes Diplômé.es d’État, infirmier.ères Diplômé.es d’État exerçant aux UGO et/ou en SSPI , auxiliaires de puériculture ou aides-soignant.es, médecins gynécologues-obstétriciens ou anesthésistes-réanimateurs, internes en gynécologie-obstétrique ou en anesthésie-réanimation ou en médecines générales.
Résultats : le taux de participation s’élevait à 68,1 % (154/226) avec un taux de réponses complètes à 45,1 % (102/226). 67,6 % des soignant.es avaient reçu au cours de sa carrière une ou plusieurs formations aux gestes et soins d’urgence en gynécologies et/ou maternelles et 40,2 % avaient d’une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence à jour. La reconnaissance et la prise en charge initiale des urgences vitales, en particulier l’indication à des compressions thoraciques en l’absence de respiration chez une femme inconsciente, était globalement connue par la majorité des professionnel.les. Cependant, une majorité des professionnel.les intérrogé.es n’avaient pas connaissance des spécificités du chariot d’urgence de cette unité et de l’emplacement du défibrillateur le plus proche.
Conclusion : cette étude monocentrique a permis d’étudier et d’analyser, par une enquête, la gestion initiale des urgences vitales par les soignant.es exerçants aux UGO du CHU d’Angers et de mettre en avant différents axes d’améliorations, en particulier la formation continue et les connaissances de l’organisation spécifiques du service.
Introduction : life-threatening emergencies require rapid recognition and immediate care to avoid serious after-effects or death. Healthcare professionals working in gynaecological and obstetric emergency departments may be called upon to manage such emergencies. The aim of this survey was to study and analyse the management of life-threatening emergencies (in terms of training, organisation and clinical practice) by these professionals.
Materials and Methods : quantitative, prospective, descriptive, single-centre study of professionals working in gynaecological and obstetric emergencies at the Angers University Hospital Centre, using a questionnaire available from August to December 2024. The professionals questioned were midwives, state-qualified anaesthetist nurses and state- qualified nurses working in gynaecological and obstetric emergencies and/or in the post-anaesthesia care unit, nursery auxiliaries and care assistants, gynaecologist-obstetricians or anaesthetists-intensivists, and residents in gynaecology- obstetrics, anaesthesia and intensive care or general medicine interns.
Results : the participation rate was 68.1 % (154/226) with a complete response rate of 45.1 % (102/226). 67.6 % of carers had received one or more courses in gynaecological and/or maternal emergency care during their career, and 40.2 % had an up-to-date certificate of training in emergency care. The recognition and initial management of life-threatening emergencies, particularly the indication for chest compressions in case of unconsciousness and absence of breathing in a woman, was known by the majority of healthcare professionals. However, most of the respondent were unaware of specific contents of the emergency cart in this unit or the location of the nearest defibrillator. Most professionals were generally familiar with the recognition and management of life-threatening emergencies in women. In some cases, their profession or seniority had an impact on this recognition and management.
Conclusion : this single-centre study studied and analysed through a survey the initial management of life-threatening emergencies by healthcare professionals working in gynaecological and obstetric emergencies at Angers University Hospital and highlighted various areas for improvement, particularly in ongoing training and knowledge of the specific organization within the department.