Dans un contexte de renforcement des risques de banalisation de la MGEN, en tant qu’actrice de l’ESS, nous proposons une géographie de ses rapports aux territoires et entre ses échelles d’action. Pour ce faire, nous interrogeons l’évolution d’un dispositif d’appellation innovation sociale mis en place à partir de 2019. Fondée sur une démarche interdisciplinaire et inductive en Cifre, la thèse propose l’analyse de trois niveaux scalaires (local, méso, national) et de leurs articulations. La prégnance des individualités locales, les difficultés de médiation inter-échelles et la coexistence de différentes conceptions nationales laissent apparaître une distorsion des mondes communs (Boltanski, Thévenot, 1991) selon le positionnement d’échelles des acteurs dans la démarche. Dans cette perspective, nous questionnons la désarticulation des échelles en tant que symptôme d’une banalisation accrue.
In a context of strengthening risks of banalization of MGEN, as an SSE actor, we propose a geography of its relationships to territories and between its scales of action. For this purpose, we are examining the evolution of a social innovation plan to be introduced in 2019. Based on an interdisciplinary and inductive approach in Cifre, the thesis aims to an analysis of three scalar levels (local, meso,national) and their articulations. The prevalence of local individualities, the difficulties of inter-scale mediation and a national confusion show a distortion of shared worlds (Bolantski, Thevenot, 1991), depending on the position of actors at different scales. With this in mind, we question the disarticulation of scales as a symptom of increased banalization.