Connaissances des femmes en âge de procréer sur les dispositifs intra-utérins en sarthe et en Maine et Loire en 2012

TitreConnaissances des femmes en âge de procréer sur les dispositifs intra-utérins en sarthe et en Maine et Loire en 2012
TypeThèse d'exercice : Médecine
AuteursBureau Fanny
DirecteursBaron Céline
Année2014
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/20031555/2014MCEM1743/fichier/1743F.pdf
Mots-clésconnaissance, Contraception, dispositif intra-utérin, femmes en âge de procréer
Résumé

En France, le dispositif intra-utérin (DIU) est le second moyen de contraception le plus utilisé après la pilule. Les croyances fausses qui persistent dans l’opinion publique peuvent être des freins importants à son utilisation. Nous avons voulu savoir quelles étaient les connaissances des femmes sur le DIU. Nous avons réalisé une étude quantitative par questionnaire auprès de 133 femmes de 15 à 50 ans consultant en Sarthe et en Maine et Loire dans des cabinets de médecine générale et dans un centre de planification. Le DIU était utilisé en premier choix par les femmes de plus de 40 ans et par celles ayant deux enfants ou plus. Les femmes étaient globalement soit plutôt bien informées soit en manque d'’informations. Leurs connaissances sur la possibilité de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens, de mettre un tampon, sur le risque de blessure du partenaire, sur la fertilité suite à un DIU et sur la possibilité de pose chez les nullipares étaient justes. Lorsque l'’information était délivrée, elle semblait correcte en ce qui concernait les questions sur les risques d’infection, de perforation, de malformation fœoetale. En revanche les connaissances sur le risque de grossesse extra-utérine (GEU) n’'étaient pas bonnes, le délai de pose du DIU après un accouchement ou une interruption volontaire de grossesse (IVG) était mal estimé et peu connu de même que le délai de pose après une infection, et la possibilité de perte du DIU était mal identifiée.
Les sources les plus citées étaient les médias et l’'entourage, suivies par les professionnels de santé, puis par les pharmacies et le milieu scolaire. Les femmes ayant le plus su répondre au questionnaire étaient celles ayant des enfants, celles de plus de 35 ans et celles ayant l’'expérience du DIU. Mais elles ont aussi donné plus de
mauvaises réponses. Les femmes ayant l'’expérience du DIU ont eu plus de bonnes réponses aux questions portant
sur l’'absence de sur-risque d’'infection génitale et de difficultés de conception après un DIU, et sur la possibilité de mettre un tampon, mais aussi plus de réponses fausses à celles concernant les délais de pose après un accouchement ou une IVG, les risques de GEU et de blessure du partenaire. Le suivi gynécologique était réparti de façon équilibrée entre les médecins généralistes et les gynécologues, mais il était plus assuré par les gynécologues pour les porteuses de DIU. Les femmes suivies par des généralistes ont moins su répondre au questionnaire et ont donné moins de bonnes réponses que les autres. De nouvelles études explorant les connaissances actuelles de ces professionnels de santé sur le DIU et comparant l’'avis des femmes sur celui-ci avant et après délivrance d’'une information correcte, actualisée et adaptée seraient intéressantes.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages52
Diplôme

Diplôme d'État de docteur en médecine

Date de soutenance2014-03-26
EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR Médecine

Numéro national2014ANGE007M