L'impact socio-économique des biothérapies dans la polyarthrite rhumatoïde

TitreL'impact socio-économique des biothérapies dans la polyarthrite rhumatoïde
TypeThèse d'exercice : Pharmacie
AuteursChamps Francois-Olivier
DirecteursFaure Sébastien
Année2014
URLhttp://dune.univ-angers.fr/fichiers/20040309/2014PPHA1701/fichier/1701F.pdf
Mots-clésanalyse médico-économique, anti-TNF alpha, biothérapies, DMARD, pharmaco-économie, polyarthrite rhumatoïde
Résumé

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie qui, dans ses formes les plus graves, peut devenir extrêmement invalidante et conduire à de multiples conséquences d’ordre physique, psychique, social et économique. L’ensemble des dépenses annuelles liées à la PR représenterait ainsi 6,2 milliards d’euros en France, dont près de la moitié serait due aux coûts indirects et aux médicaments. La prise en charge thérapeutique des patients polyarthritiques s’est considérablement améliorée, notamment avec l’arrivée des biothérapies il y a une quinzaine d’années. Ces traitements permettent aux patients en échec de DMARD (Disease Modifying Anti-Rheumatic Drugs) synthétiques de conserver plus longtemps une qualité de vie acceptable et de poursuivre leurs activités sociales et professionnelles. Toutefois, en multipliant par trois les frais médicaux directs, les biothérapies ont conduit à une forte augmentation des coûts de prise en charge de la PR. Dans un contexte économique où la rationalisation des dépenses publiques est devenue un objectif prioritaire, la question est de savoir si le gain d’efficacité obtenu avec les biothérapies justifie le surcoût financier induit par leur utilisation. L’ensemble des analyses médico économiques montrent que les biothérapies sont « coût-efficaces » au regard du seuil d’acceptabilité couramment utilisé de 50000€/QALY (Quality Adjuted Life Years) lorsqu’elles sont utilisées dans leur indication. En limitant les répercussions professionnelles, les biothérapies permettent également de réduire les coûts indirects. De plus amples études devront néanmoins être conduites afin de quantifier monétairement le bénéfice des biothérapies sur les coûts indirects, principal poste de dépense de la PR.

Résumé en anglais

Rheumatoid arthritis (RA) is a disease that, in its more severe forms, can be extremely debilitating and lead to multiple consequences of physical, psychological, social and economic order. The total annual expenditure of RA represents €6.2 billion in France, almost half only due to indirect costs and drugs. The management of patients with RA has greatly improved, especially with the arrival of biotherapy there fifteen years. These biologics treatments allow patients failing synthetic DMARD (Disease Modifying Anti-Rheumatic Drugs) kept longer an acceptable quality of life and pursue their social and professional activities. However, by multiplying by three the direct medical costs, biotherapy led to a sharp increase in costs of care for RA. In an economic environment where the rationalization of public expenditure has become a priority, the question is whether the gain in efficiency obtained with biotherapy justifies the financial cost induced by their use. All medico-economic analyses show that biologics are "cost-effectiveness" under the commonly used threshold of € 50,000 / QALY (Quality Adjuted Life Years) when they are used in their indication. In limiting professional repercussions, biotherapies also reduce indirect costs. Further studies still need to be conducted to quantify monetarily the benefit of biotherapies on indirect costs, main expenditure of RA.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages213
Diplôme

Diplôme d'État de docteur en pharmacie

Date de soutenance2014-03-06
EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR de Sciences Pharmaceutiques et d'Ingénierie de la Santé

Numéro national2014ANGE005P