Peopolisation et présidentialisation sous la Vème République
Titre | Peopolisation et présidentialisation sous la Vème République |
Type | Thèse de doctorat |
Auteurs | Mary Nicolas |
Directeurs | Hourmant François, Leroux Pierre, Lalancette Mireille, Lévêque Sandrine, Delporte Christian |
Année | 2020 |
URL | https://dune.univ-angers.fr/fichiers/20138681/202016892/fichier/16892F.pdf |
Mots-clés | célébrité, Peopolisation, Présidentialisation, Vème République |
Résumé | Cette thèse se propose de questionner les rapports entre peopolisation et présidentialisation de la vie politique française sous la Vème République. La façon dont un pouvoir est mis en scène est toujours éclairante sur la nature des relations entre gouvernants et gouvernés, a fortiori lorsque les gouvernés eux-mêmes interviennent dans la construction de cette scénographie. Aussi notre hypothèse est-elle que les évolutions de la peopolisation ne reflètent pas seulement celles du champ médiatique, elles témoignent également de celles de la perception d’un système politique qui tend à concentrer la capacité décisionnelle dans la personne du chef de l’Etat. Nous serions ainsi passés en France par trois stades successifs. Dans les années 1950, la présidentialisation aurait d’abord été désirée, ou du moins consentie, par le corps social (Première partie). Ensuite, à partir des années 1980, La présidentialisation aurait été intégrée comme un ordre naturel des choses (Deuxième partie). Enfin, depuis la fin des années 1990, se serait ouvert une nouvelle phase où la présidentialisation ferait désormais l’objet d’un rejet plus ou moins diffus (Troisième partie). A cette mutation correspondrait un glissement d’une peopolisation promotionnelle réservée aux personnalités de tout premier rang vers une peopolisation banalisée et de plus en plus agressive. |
Résumé en anglais | This thesis aims at questioning the relationship between peopolization and presidentialization of French politics under the fifth Republic.The way a political power is staged is always linked to the nature of the bound between rulers and ruled. Even more so when the governed themselves are involved in the construction of this scenography.Our core hypothesis is that the evolutions of peopolization is not only the reflection of those of the media. They also reflect those of the perception of a political system which tends to concentrate the decision-making capacity in the person of the Head of State. In France, we would thus have gone through three successive stages. In the 1950s, presidentialization was first desired, or at least accepted, by the social body (Part 1). Then, from the 1980s, Presidentialization would have been integrated as a natural order of things (Part II). Finally, since the end of the 1990s, a new phase would have opened in which presidentialization would henceforth be the object of a more or less diffuse rejection (Third part). To this change would correspond a shift from a promotional peopolization reserved for top-ranking personalities to a commonplace and increasingly aggressive peopolization |
Langue de rédaction | Français |
Diplôme | Thèse de doctorat |
Date de soutenance | 2020-12-15 |
Editeur | Université d'Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | Collège doctoral |
personnalisé5 | École doctorale Droit et Science Politique (Rennes ; 2016-2021) |
personnalisé6 | Centre Jean Bodin (Angers) |
personnalisé7 | Sciences politiques |