Mise en oeuvre de la vaccination contre le papillomavirus chez les jeunes garçons - Etude auprès des médecins généralistes en Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne

TitreMise en oeuvre de la vaccination contre le papillomavirus chez les jeunes garçons - Etude auprès des médecins généralistes en Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne
TypeThèse d'exercice : Médecine
AuteursNormand Anais, Petelot Léopoldine
DirecteursDupont Bastien
Année2022
URLhttps://dune.univ-angers.fr/fichiers/18012315/2022MCEM16013/fichier/16013F.pdf
Mots-clésadolescent, homme, Human Papilloma Virus, infection sexuellement transmissible, Pratique, recommandation, vaccination
Résumé

Introduction : l’infection par HPV est la plus fréquente des IST. Elle est responsable de cancers anogénitaux et de condylomes génitaux dans les deux sexes.Après avoir été mise en place dans de nombreux pays, la France a élargi la vaccination à tous les jeunes garçons ainsi que son remboursement depuis le 1er janvier 2021.

Méthodes et objectifs : il s’agissait d’une étude descriptive transversale quantitative. Les questionnaires étaient adressés aux médecins généralistes exerçant en Sarthe, en Mayenne et en Maine-et-Loire. L’objectif principal était l’analyse des pratiques concernant la mise en place de l’extension vaccinale. Les critères de jugement secondaires étaient l’étude de l’impact des caractéristiques socio-démographiques des médecins généralistes sur la vaccination et l’identification des freins et des perspectives d’amélioration de la couverture vaccinale.

Résultats : 1125 invitations ont été envoyées, associées à une diffusion publique. 301 réponses ont été analysées. (98,34%) des médecins étaient favorables à la vaccination. Les médecins se sentaient mieux informés chez les jeunes filles que chez les garçons sur la connaissance des pathologies liées à HPV (p= 0,003), la mise en place vaccinale (p=0,04), l’aisance à la vaccination (p=0,013). La fréquence de la proposition vaccinale aux garçons a augmenté [(p = 0,015) ; (p = 3,89.10 -23) ; (p = 3,17.10 – 31)], au cours des trois périodes de l’extension vaccinale. (48,5%) des médecins n’avaient pas de frein. L’âge et le mode d’exercice ne semblaient pas être des facteurs influençant la vaccination auprès des jeunes hommes. Les femmes proposaient plus fréquemment la vaccination.

Conclusion : on constate une évolution des pratiques chez les médecins concernant la vaccination HPV chez les garçons grâce à la recommandation de la HAS et au remboursement du vaccin chez les garçons. L’éducation des adolescents et de leurs parents par le médecin généraliste reste primordiale pour l’adhésion via l’utilisation de sites internet notamment. La simplification du schéma vaccinal, sa réalisation par d’autres professionnels de santé et les campagnes de vaccinations scolaires pourraient améliorer la couverture vaccinale.

Résumé en anglais

Introduction : HPV infection is the most common STI. It is responsible for anogenital cancers and genital warts in both sexes. After being introduced in many countries, France has extended vaccination to all young boys as well as its reimbursement from January 1st 2021.

Methods and objectives : this was a descriptive quantitative cross-sectional study. The questionnaires were sent to general practitioners in Sarthe, Mayenne and Maine-et-Loire. The main objective was to analyse practices related to the implementation of vaccine extension. Secondary endpoints were the study of the impact of the socio-demographic characteristics of general practitioners on immunization and the identification of obstacles and prospects for improving immunization coverage.

Results : 1125 invitations were sent, combined with a public release. 301 responses were analyzed. (98. 34%) of doctors were in favour of vaccination. Physicians felt better informed in girls than in boys about HPV-related pathologies (p=0. 003), vaccine delivery (p=0. 04), and immunization ease (p=0. 013). The frequency of vaccine proposal to boys increased [(p = 0. 015); (p = 3. 89. 10 -23); (p = 3. 17. 10 – 31)] over the three periods of vaccination extension. (48. 5%) of doctors had no brakes. Age and exercise patterns did not appear to be factors influencing vaccination among young men. Women were more likely to offer vaccination.

Conclusion : there has been a change in physicians' practices regarding HPV vaccination in boys as a result of the HAS recommendation and the reimbursement of the vaccine in boys. Education of teenagers and their parents by the general practitioner remains essential for membership, especially through the use of a website. The simplification of the vaccination schedule, its implementation by other health professionals and school vaccination campaigns could improve immunization coverage.

Langue de rédactionFrançais
Nb pages61
Diplôme

Diplôme d'État de docteur en médecine

Date de soutenance2022-10-06
EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR Médecine

Numéro national2022ANGE217M