Pharmacien d'officine, la référence en phytothérapie ? Analyse de l’offre et de la demande dans le Maine et Loire
Titre | Pharmacien d'officine, la référence en phytothérapie ? Analyse de l’offre et de la demande dans le Maine et Loire |
Type | Thèse d'exercice : Pharmacie |
Auteurs | Doury Antonin |
Directeurs | Derbré Séverine |
Année | 2022 |
URL | https://dune.univ-angers.fr/fichiers/20131616/2022PPHA14845/fichier/14845F.pdf |
Mots-clés | Consommation, Officine, pharmacien, phytothérapie, spécialisation |
Résumé | A. Introduction. Depuis ces dernières années, le secteur de la phytothérapie est en expansion. Certaines plantes sont vendues sur internet, dans les magasins bio/diététiques, en grandes surfaces. De plus, de nouvelles professions de soin alternatif rentrent en jeu, basant leurs pratiques sur des conseils phytothérapeutiques. Le but de ce travail est de comprendre la demande en phytothérapie ainsi que l’offre officinale dans le Maine et Loire. Il s’agit également de trouver des pistes permettant de renforcer l’attraction officinale et donc d’ajuster au mieux l’offre à la demande. B. Méthode. Une analyse de terrain a été réalisée grâce à un questionnaire consommateurs et un questionnaire pharmacies permettant de récolter les données nécessaires à l’analyse de l’offre et de la demande. Les résultats ont été analysés puis mis en corrélation avec une précédente étude réalisée par Gallé et al par le biais de la fédération des paysans herboristes. C. Résultats. Les consommateurs se scindent en deux, des anciens consommant depuis plus de 20 ans et des jeunes consommant depuis moins de 5 ans. Toutes les fréquences de consommation sont représentées bien qu’une majorité de personne aient recours à la phytothérapie quotidiennement. Les achats s’effectuent de manière équitable entre les pharmacies et les magasins bios/diététiques avec toujours comme exigence première, le conseil. Les formes utilisées sont principalement les plantes sèches achetées avant tout en magasins bios/diététiques et les gélules achetées majoritairement en officines. Toutes les pharmacies proposent de la phytothérapie car la demande est présente. Les produits sont choisis en fonction de la diversité du catalogue mais aussi en fonction du prix. Parmi le personnel formé à la phytothérapie, une forte majorité le sont par les laboratoires concernant leurs produits. Peu possèdent de formation indépendante. D. Conclusion. La demande des consommateurs est bien présente et le pharmacien est encore considéré comme acteur central du soin par les plantes. Cependant, plusieurs fragilités sont observables, le manque de diversités des formes galéniques ainsi qu’une spécialisation rare. Ces points sont d’autant plus fragiles, qu’ils sont mis en avant par les nouveaux acteurs de la phytothérapie. Il est donc nécessaire de s’adapter au mieux à l’évolution de la pratique. |
Résumé en anglais | A. Introduction. In recent years, the herbal medicine sector has been expanding. Some plants are sold on the internet, in organic/health stores and in supermarkets. In addition, new alternative care professions come into play, basing their care on phytotherapeutic advices. The aim of this work is to understand the demand for phytotherapy as well as the pharmacy supply in Maine et Loire. It is also a question of finding avenues to strengthen the attraction of pharmacies and therefore to adjust supply to demand as well as possible. B. Method. A field analysis was carried out using a consumer questionnaire and a pharmacy questionnaire to collect the required data for the analysis of supply and demand. The results were analyzed and then correlated with a previous study by Gallé et al sustained by the Federation of Herbalist Farmers C. Results. Consumers are divided into two, old people consuming for more than 20 years and young people consuming for less than 5 years. All consumption frequencies are represented, although a majority of people use herbal medicine daily. Purchases are made equitably between pharmacies and organic/health food stores, always with advice as the primary requirement. The forms used are mainly dry plants purchased above all in organic/health stores and capsules purchased mainly in pharmacies. All pharmacies offer herbal medicine because the demand is there. The products are chosen according to the diversity of the catalog but also according to the price. Among the personnel trained in phytotherapy, a large majority are trained by the laboratories concerning their products. Few have independent training. D. Conclusion. Consumer demand is real and the pharmacist is still considered a central player in herbal care. However, several weaknesses are observable, the lack of diversity of galenic forms as well as a lake of specialization. These points are all the more fragile, as they are put forward by the new players in phytotherapy. It is therefore necessary to adapt as well as possible to the evolution of practice |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 76 |
Diplôme | diplôme d'État de docteur en pharmacie |
Date de soutenance | 2022-06-09 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR de Sciences Pharmaceutiques et d'Ingénierie de la Santé |
Numéro national | 2022ANGE034P |