Usages d’archives et pratiques d’archivage dans la recherche biomédicale de 1968 à 2006. L’exemple de l’épidémiologie et de la génétique

TitreUsages d’archives et pratiques d’archivage dans la recherche biomédicale de 1968 à 2006. L’exemple de l’épidémiologie et de la génétique
TypeThèse de doctorat
AuteursMoysan Magalie
DirecteursMarcilloux Patrice, Grailles Bénédicte, Mas Sabine, Menegaux Florence, Richard Nathalie, Vasseur Edouard
Année2019
URLhttps://dune.univ-angers.fr/fichiers/20138523/201914651/fichier/14651F.pdf
Mots-clésarchives, Archivistique, épidémiologie, génétique, logique de l’usage, mise en archives, réutilisation
Résumé

L’utilisation d’archives dans la recherche biomédicale apparaît comme un sujet peu traité dans la littérature. Il existe pourtant des usages spécifiques et originaux. Les deux spécialités étudiées ici, l’épidémiologie et la génétique, présentent des régimes disciplinaires distincts quant à leurs méthodes et leur positionnement scientifique mais s’inscrivent dans le temps long et se caractérisent par une utilisation de sources d’archives, affirmée et légitimée pour la première, marginale pour la seconde. Au-delà de la catégorisation des logiques de l’usage,ce travail analyse les leviers et les freins juridiques, techniques, sociaux et culturels à la réutilisation scientifique de sources préexistantes. Il met en exergue l’existence d’une véritable culture des archives en épidémiologie et en génétique des populations, à l’intersection entre les usages historiens et la tradition mathématique prégnante au sein de ces communautés. Pourtant, les services d’archives intermédiaires naissants peinent à trouver leur place dans l’accès aux sources ou dans l’archivage de la production scientifique. La mise en archives est perçue comme un outil de véridiction historique en génétique et un non-sujet en épidémiologie malgré des pratiques de conservation abouties. Elle pourrait offrir une recontextualisation après l’éloignement inhérent au processus de traduction visant à transformer les documents en information, mais la reconfiguration totale et performative qu’elle induit constitue un frein à la réutilisation disciplinaire, invitant à reconsidérer les frontières des archives et les modalités de l’archivage en France.

Résumé en anglais

Use of archival records in biomedical research has received scarce attention in the literature on the topic, despite the existence ofspecific and original uses of such records. The twofields studied here, epidemiology and genetics,present different disciplinary approaches in terms of their methods and scientific positioning, but bothinvestigate long-term topics and are characterised by their use of archival sources, confirmed and legitimized for the former, marginal for the latter.Beyond categorisation of usage models, this thesisanalyzes the legal, technical, social and culturalincentives and obstacles to reuse of pre-existing scientific sources. It highlights epidemiology and population genetics’ archival culture between historical practices and mathematical traditions, whichare significant in these communities. .Notably, archival records repositories have experienced difficulties accessing sources and archiving scientific data. Geneticists perceive archiving as an instrument for historical veridictionwhich is not the case in epidemiology despite thefield engaging in preservation practices. The archiving process could offer recontextualizationafter the inherent distancing resulting from th transformation from documents into information, but the total and performative reconfiguration it supposes represents an obstacle to disciplinaryreuse and invites us to reconsider the boundaries of archives and archiving system in France.

Langue de rédactionFrançais
Diplôme

Thèse de doctorat

Date de soutenance2019-12-11
EditeurUniversité d'Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

Collège doctoral

personnalisé5

École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers)

personnalisé6

Temps, Mondes, Sociétés ( TEMOS )

personnalisé7

Archivistique