The "saving" of Maori and Aboriginal children from the 1830s to the 1860s : Theories, practice and consequences of the assimilation of children in Australia and New Zealand, as perceived by British settlers

TitreThe "saving" of Maori and Aboriginal children from the 1830s to the 1860s : Theories, practice and consequences of the assimilation of children in Australia and New Zealand, as perceived by British settlers
TypeMémoire de Master
AuteursBertaudeau Emma
DirecteursWilliams Thomas
Année2021
URLhttps://dune.univ-angers.fr/fichiers/17010683/2021HMALC13599/fichier/13599F.pdf
Mots-clésassimilation, Australian Aboriginal, Christianisation, infanticide, interventionism, Maori, missionary school, protection
Date de soutenance2021-06-28
Résumé

Ce mémoire a pour but de repérer et d’expliquer les différences entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans les politiques coloniales concernant le « sauvetage » des enfants maoris et aborigènes. Ce sauvetage forme une trinité qui fait écho à la forte présence de la religion dans les journaux de colons, souvent eux-mêmes croyants et impliqués dans la vie religieuse des colonies. La première branche de cette trinité est celle du sauvetage le plus « matériel », le sauvetage littéral des enfants, de leurs corps de leurs vies de la menace que représentent leurs parents ; la seconde est celle du sauvetage de leurs esprits par l’éducation laïque et l’initiation au travail manuel et la troisième est la plus élevée, elle est rendue possible par les politiques justifiées par les deux autres branches : il s’agit du sauvetage de l’âme. Ces différentes facettes du sauvetage des enfants en Australie et en Nouvelle-Zélande entre les années 1830 et 1860 se répondent, se complètent, et parfois se chevauchent et entrent en concurrence. Cette concurrence se marque par l’opposition des acteurs coloniaux, comme les missionnaires et les partisans d’une école plus laïque dirigée par le gouvernement. Les préjudices racistes et raciaux ont menés à différentes politiques dans les deux colonies étudiées. Nous verrons les conséquences de ces préjudices et de leur application dans les politiques locales (comme le placement des enfants dans des écoles résidentielles éloignées de leurs parents). La conséquence première de ce « sauvetage » est la même dans les deux colonies : la destruction des cultures et savoirs aborigènes et maoris. Toutefois, dans cette destruction, une forme d’adaptation, une survivance des traditions indigènes est perceptible dans l’appropriation de la religion chrétienne par les Maoris.

Résumé en anglais

The aim of this essay is to perceive and explain the differences between Australia and New Zealand in the colonial policies related to the “saving” of Maori and Aboriginal children. This saving can be shaped as a trinity, which echoes the heavily religious dimension of settlers’ accounts, who were often believers and sometimes directly implicated in the religious life of the colonies. The first dimension of the saving of children is the literal saving of their bodies, their lives from the threat represented by their parents and infanticide. The second dimension is the saving of children’s minds by secular education and the teaching of manual skills. The last dimension of this saving is the highest and it is made possible by the policies which were rendered necessary by the two other dimensions: it is the saving of children’s souls. These different facets of the saving of children in Australia and New Zealand between the 1840s and the 1870s echo one another, complement one another and sometimes clash and compete with one another. This competition is perceptible by the opposition of colonial actors (like between the missionaries and those who advocated for a more secular schooling under the responsibility of the governments). The racist and racial prejudices led to different policies in each of the studied colonies. We will study the consequences of these prejudices and of their application in local policies (like the placement of children in residential schools far from the influence of their parents). The main consequence of this saving is the same in both colonies: the destruction of Maori and Aboriginal cultures and knowledge. However, in this destruction, a form of adaptation or a survivance of traditional Indigenous beliefs is perceptible in the appropriation and adaptation of Christianity by the Maoris.

Langue de rédactionAnglais
Nb pages102
Diplôme

Master Arts, Lettres et Civilisations

EditeurUniversité Angers
Place PublishedAngers
Libellé UFR

UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines