Evaluation du repérage précoce des consommateurs de cannabis par les médecins généralistes du Maine-et-Loire
Titre | Evaluation du repérage précoce des consommateurs de cannabis par les médecins généralistes du Maine-et-Loire |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | Barbet Élodie |
Directeurs | Gaudrée Laurence |
Année | 2020 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20070928/2020MCEM12789/fichier/12789F.pdf |
Mots-clés | cannabis, intervention brève, médecine générale, Repérage précoce |
Résumé | Introduction : la France est le pays d’Europe où la consommation de cannabis est la plus élevée. Elle engendre de nombreux dommages physiques, psychiques et sociaux, c’est pourquoi la place du médecin généraliste est primordiale pour son repérage et sa prise en charge précoce. L’objectif principal de cette étude est d’apporter des données chiffrées sur le repérage précoce effectué par les médecins généralistes du Maine-et-Loire. Les objectifs secondaires sont l’évaluation de la connaissance et de l’utilisation des outils standardisés et de l’intervention brève. Sujets et Méthodes : dans une étude quantitative transversale descriptive observationnelle, 109 médecins généralistes ont répondu à un auto-questionnaire sur les problématiques du repérage précoce et de l’intervention brève, ainsi que sur des questionnaires standardisés. La tranche d’âge des 32 à 39 ans était surreprésentée. Résultats : 76% des médecins interrogés pratiquent un repérage de qualité en présence d’un patient consommateur de cannabis. Mais l’abord de cette question reste insuffisant dans de nombreuses situations comme la grossesse ou les situations liées au travail. Le développement d’un dépistage systématique est par ailleurs mis en évidence lors de consultation pour un motif général ou pour une première consultation. Les outils standardisés sont utilisés par 14,6% de notre échantillon, ce qui est une forte amélioration par rapport aux données du baromètre santé médecins généralistes de 2009. 64% des médecins connaissent l’intervention brève et la majorité est capable de l’utiliser. Conclusion : notre étude montre que ces dernières années, les médecins généralistes ont amélioré la qualité de leur repérage précoce de la consommation de cannabis aussi bien dans les informations recherchées que dans la pratique plus systématique, mais il reste encore très insuffisant dans de nombreuses situations. Les jeunes médecins, ceux exerçant en ville et appartenant à un réseau addictologique sont plus sensibles à cette problématique. |
Résumé en anglais | Introduction : France faces the highest consumption of cannabis in Europe. Its use results in many physical and psycho-social damages, which is why the general practitioner holds a primary role in its early detection and tracking. The main goal of this study is to provide quantitative data on the early screening conducted by general practitioners in the state of Maine-et-Loire. Secondary aims target knowledge assessment of the available standardized tools and that of acute interventions. Participants and methods : in a quantitative and descriptive cross-sectional design, 109 general practitioners answered a self-administered questionnaire on the challenges of early detection and acute intervention, along with standardized tools. The age bin of adults from 32 to 39 years old was over-represented. Results : 76% of the GPs exhibited an appropriate approach to detect cannabis users. But opening up this topic of discussion remains insufficient in some tricky situations such as pregnancy or work-related issues. Development of a systematic screening occurs demonstratively during an appointment for a general reason or simply a first-time appointment. Standardized tools were used by 14.6% of our sample, which is a marked improvement relative to 2009’s health-barometer. 64% of GPs were aware of acute intervention and most could use it. Conclusion : our study shows that these past few years, GPs demonstrate a better ability to screen for early cannabis use. This is evident in the type of information acquired as much as in systematic practice, yet it remains insufficient in a number of delicate situations. Young GPs practicing in the cities and those belonging to a addiction-related network are more aware of this issue. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 100 |
Diplôme | Diplôme d'État de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2020-12-17 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR Médecine |
Numéro national | 2020ANGE219M |