Troubles respiratoires nocturnes et atteinte cardiaque post infarctus du myocarde
Titre | Troubles respiratoires nocturnes et atteinte cardiaque post infarctus du myocarde |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | Le Fournis Sophie |
Directeurs | Gagnadoux Frédéric |
Année | 2019 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/20081292/2019MCEM11299/fichier/11299F.pdf |
Mots-clés | syndrome d’apnées du sommeil, taille de l’infarctus du myocarde, thrombus intra cardiaque, troubles respiratoires nocturnes |
Résumé | Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est associé à une morbimortalité cardiovasculaire. Plusieurs études récentes suggèrent son rôle dans la sévérité de l’atteinte cardiaque suite à un infarctus du myocarde. Notre objectif était de tester l’hypothèse que la présence et la sévérité des troubles respiratoires nocturnes sont liées à la sévérité de l’atteinte cardiaque au décours immédiat et à 3 mois d’un infarctus du myocarde. Les patients présentant un premier épisode d’infarctus du myocarde étaient inclus et bénéficiaient d’une polygraphie ventilatoire et d’une IRM cardiaque à la phase aiguë et à 3 mois. La prévalence du SAS était de 62,5%, avec une prédominance de SAS centraux (74,3%). L’index de désaturation, l’hypoxie nocturne et le caractère central des apnées étaient associés à des marqueurs de plus grande sévérité de l’atteinte cardiaque à la phase aiguë et à 3 mois, à savoir une FEVG diminuée, un volume télédiastolique du ventricule gauche augmenté et une taille d’infarctus du myocarde augmentée. Toutefois il n’a pas été montré d’effet propre du SAS sur la taille de l’infarctus du myocarde. Les patients avec une ventilation périodique présentaient plus fréquemment un thrombus intracardiaque à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde (p=0,033). En analyse multivariée, les troubles respiratoires nocturnes n’étaient pas prédictifs de la survenue d’un thrombus intracardiaque. En conclusion, les apnées du sommeil ne semblent pas être une condition préexistante mais semblent plutôt être le reflet de la gravité de l’atteinte cardiaque. |
Résumé en anglais | Sleep apnea syndrome (SAS) is associated with cardiovascular morbidity and mortality. Several recent studies suggest its role in the severity of heart injury following myocardial infarction. The aim was to test the hypothesis that the presence and severity of sleep-disordered breathing are related to the severity of heart injury in the immediate aftermath and at 3 months of myocardial infarction. Patients with a first episode of myocardial infarction were included and benefited from sleep polygraphy and cardiac MRI at the acute phase and at 3 months. The prevalence of SAS was 62.5%, with a predominance of central SAS (74,3%). The desaturation index, nocturnal hypoxia, and central apnea were associated with markers of greater severity of cardiac involvement in the acute phase and at 3 months, namely, decreased LVEF, increased end-diastolic volume of left ventricle and increased myocardial infarction size. However, it has not been shown that SAS has a specific effect on the size of the myocardial infarction. Patients with periodic ventilation more frequently had intracardiac thrombus in the acute phase of myocardial infarction (p = 0.033). In multivariate analysis, sleep-disordered breathing were not predictive of the occurrence of an intracardiac thrombus. In conclusion, sleep apnea does not appear to be a pre-existing condition but rather appears to reflect the severity of cardiac involvement. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 47 |
Diplôme | Diplôme d'État de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2019-09-19 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR médecine |
Numéro national | 2019ANGE151M |