Echoscopie en médecine générale ? Avis de médecins généralistes de trois départements ligériens
Titre | Echoscopie en médecine générale ? Avis de médecins généralistes de trois départements ligériens |
Type | Thèse d'exercice : Médecine |
Auteurs | Rosette Margaux |
Directeurs | Cailliez Eric |
Année | 2019 |
URL | http://dune.univ-angers.fr/fichiers/16010900/2019MDEMG10801/fichier/10801F.pdf |
Mots-clés | Accessibilité aux soins, échographie, Échoscopie, médecine générale, santé publique |
Résumé | INTRODUCTION : l’utilisation de l’échographie s’étend de plus en plus aux différentes spécialités médicales et aux services d’urgences mais son utilisation en médecine générale reste anecdotique. Des études qualitatives suggèrent que les médecins généralistes (MG) sont globalement intéressés par cette pratique mais que les difficultés de formation et les frais engendrés en sont des freins majeurs. METHODE : il s’agissait d’une étude transversale quantitative interrogeant les MG du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne, via des questionnaires en ligne envoyés en septembre 2018. RESULTATS : sur les 894 questionnaires envoyés, 244 réponses ont été obtenues dont 228 complètes. Trois quarts des médecins répondants pensaient que l’échoscopie aurait sa place en cabinet de MG. Ils y étaient d’autant plus favorables qu’ils avaient des difficultés à obtenir des rendez-vous d’échographie pour leurs patients. Les intérêts étaient multiples en offrant notamment une disponibilité immédiate et une aide à la décision. La difficulté de formation apparaissait comme un frein majeur, et une des solutions envisagées était d’intégrer cette formation à la formation initiale. D’autres freins importants étaient les frais engendrés, le caractère chronophage de l’examen et le risque médico-légal en cas d’erreur diagnostique. Les indications potentielles à l’échoscopie étaient variées et concernaient de nombreuses situations cliniques courantes. CONCLUSION : les MG sont intéressés par l’utilisation de l’échoscopie mais des freins doivent être levés notamment en termes de formation. La mise en place d’un cadre semble indispensable au développement de cet examen afin d’établir une liste d’indications réalisables par le MG et fixer des limites d’utilisation. Une cotation des échoscopies pourrait favoriser cette pratique mais il faudra d’abord en évaluer le bénéfice en termes d’économie de santé et de santé publique. |
Résumé en anglais | INTRODUCTION : the use of ultrasound is increasingly spreading to different medical specialties and emergency departments, but its use in general practice remains anecdotal. Qualitative studies suggest that general practitioners (GPs) are globally interested in this practice but that training difficulties and costs are majors obstacles. METHODS : it was a quantitative cross-sectional study, questioning GPs of Maine-et-Loire, Sarthe and Mayenne, through an on line survey sent in September 2018. RESULTS : of the 894 questionnaires sent out, 244 responses were obtained, including 228 complete ones. Three-quarters of the responding physicians thought that the ultrasound would have its place in MG's office. They were all the more favorable because they had difficulty obtaining ultrasound appointments for their patients. There were many interests, including immediate availability and decision support. The training difficulty appeared to be a major obstacle, and one of the solutions envisaged was to integrate this training into initial training. Other important obstacles were the costs incurred, the time-consuming nature of the examination and the medico-legal risk in the event of a diagnostic error. Potential indications at the echoscopy were varied and involved different clinical situations. CONCLUSION : GPs are interested in the use of echoscopy, but some brakes must be lifted, especially in terms of training. The establishment of a framework seems essential to the development of this review in order to establish a list of indications achievable by the GP and to set limits of use. A payment of the echoscopies could promote this practice but it will first be necessary to evaluate the advantage in terms of economy of health and public health. |
Langue de rédaction | Français |
Nb pages | 39 |
Diplôme | Diplôme d'État de docteur en médecine |
Date de soutenance | 2019-08-29 |
Editeur | Université Angers |
Place Published | Angers |
Libellé UFR | UFR médecine |
Numéro national | 2019ANGE103M |