Introduction : en France, une personne sur 5 souffre de trouble psychique en 2025. La santé mentale des soignants est au cœur de l’actualité et le secteur de la santé présente le taux de mortalité par suicide le plus élevé. Les internes ne sont pas épargnés, en effet les études menées sur les dernières années mettent en évidence une prépondérance des symptômes anxieux et dépressifs qui ne tend pas à s’améliorer. L’objectif de cette étude est d’évaluer les connaissances des internes concernant les dispositifs existants en cas de souffrance psychique, ainsi que leur utilisation réelle.
Méthodes : il s’agissait d’une étude quantitative, descriptive, transversale et multicentrique s’adressant aux internes de médecine générale des subdivisons d’Angers, Nantes, Rennes et Tours. Un état des lieux des dispositifs existants a été réalisé sur le plan national et sur le plan local dans les 4 subdivisions. La connaissance et l’utilisation de ces derniers ont été évaluées par le biais qu’un questionnaire diffusé en ligne aux internes d’Angers, Rennes et Tours. Les données ont été analysées avec le logiciel Rstudio.
Résultats : 11 dispositifs nationaux ont été recensés et respectivement 14 locaux pour Rennes, 12 pour Angers et Tours et 11 pour Nantes. Au total 217 internes des subdivisions d’Angers, Rennes et Tours ont répondu au questionnaire, soit 21% de la population visée. Parmi tous les dispositifs, les plus considérés étaient Mon soutien psy, suivi du 3114 et des professionnels libéraux de santé mentale, puis des médecins généralistes. Les dispositifs locaux s’avéraient être les plus utilisés avec les psychologues/psychiatres en premier, les médecins généralistes et enfin les maîtres de stage.
Conclusion : les dispositifs locaux sont davantage connus et utilisés par les internes que les nationaux. Les consultations avec des professionnels de santé libéraux extérieurs à la faculté sont privilégiées en cas de souffrance. A l’inverse les dispositifs spécifiques des facultés sont peu connus et rarement utilisés. L’étude des différents moyens de communication pourrait améliorer la prise en charge des internes.
Introduction : in France, one in five people suffered from psychological disorder in 2025. The mental health of healthcare workers is a major current issue, as the healthcare sector has the highest suicide mortality rate. Medical residents are not spared, studies conducted in recent years highlight a predominance of anxiety and depressive symptoms, with no signs of improvement. The aim of this study is to assess residents’ knowledge of the existing support systems available in cases of psychological distress, as well as their actual use of these services.
Methods : this was a quantitative, descriptive, cross-sectional and multicentric study targeting general medicine residents in the subdivisions of Angers, Nantes, Rennes and Tours. An inventory of existing support systems was conducted at both national and local levels in the four subdivisions. Knowledge and use of these systems were evaluated via an online questionnaire distributed to residents in Angers Rennes and Tours. Data were analyzed using RStudio software.
Results : a total of 11 national support systems were identified, along with 14 local systems in Rennes, 12 in Angers and Tours, and 11 in Nantes. A total of 217 residents from the subdivisions of Angers, Rennes, and Tours responded to the questionnaire, representing 21% of the target population. Among all the systems, the most recognized were Mon Soutien psy, followed by the 3114 helpline, private mental health professionals, and general practitioners. Local systems were the most used, with psychologists/psychiatrists ranking first, followed by general practitioners and then clinical supervisors.
Conclusion : local support systems are better known and more frequently used by residents than national ones. Consultations with private healthcare professionals outside the faculty are preferred in cases of psychological distress. In contrast, faculty-specific support systems are poorly known and rarely used. Studying different communication channels could improve the support provided to residents.