Ce mémoire explore la littérature ultra‑contemporaine de trois autrices polynésiennes pour interroger les liens entre (post)mémoire, post‑colonialité et écriture engagée. Il propose une étude comparative d’œuvres francophones et anglophones de cette immense zone géographique et culturelle qu’est la Polynésie. En mobilisant la notion de « trace », il montre comment récits et voix narratives révèlent les héritages de la colonisation et leurs répercussions intergénérationnelles. Les voix féminines deviennent des instruments de transmission et de résistance : elles déconstruisent les mythes coloniaux et impériaux, restituent des histoires marginalisées et dessinent des trajectoires d’émancipation et de résilience. L’étude des trois romans choisis (Chappy de Patricia Grace, Elles, Terres d’enfance de Chantal Spitz et Pina de Titaua Peu) permet ainsi de dresser un état des lieux de la littérature polynésienne féminine des années 2010, à la croisée entre études de genre et études postcoloniales.
This thesis explores the ultra-contemporary literature of three Polynesian women authors to examine the links between (post)memory, post-colonialism, and committed literature. It offers a comparative study of Francophone and Anglophone works from the vast geographical and cultural area of Polynesia. By relying on the notion of "trace", it demonstrates how narratives and voices reveal the legacy of colonization and its intergenerational repercussions. Women's voices become instruments of transmission and resistance: they deconstruct colonial and imperial myths, restore marginalized histories, and define paths to emancipation and resilience. The study of the three selected novels (Chappy by Patricia Grace, Elles, Terres d’enfance by Chantal Spitz, and Pina by Titaua Peu) provides an overview of Polynesian women's literature in the 2010s, at the crossroads of gender studies and postcolonial studies.