La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) s’accompagne d’atteintes de la cognition sociale (CS) dont l’identification est déterminante pour l’information, le consentement au soin et l’accompagnement. Cette thèse caractérise ces altérations en combinant des épreuves « statiques » (Faux-Pas, visages d'Ekman) et « dynamiques » à visée plus écologique (MASC, FEET), associées à des mesures de cognition générale (ECAS), d’humeur (HADS) et de sévérité motrice (ALSFRS-R). Les résultats indiquent une altération sélective de la Théorie de l’Esprit (TDE), surtout dans la composante affective, tandis que la reconnaissance émotionnelle de base est globalement préservée. Les performances à ces épreuves corrèlent avec les fonctions exécutives, mnésiques et langagières, mais peu avec la sévérité motrice, suggérant une relative autonomie des processus de CS. Les formes bulbaires présentent une atteinte plus marquée que les formes spinales, à profil cognitif général comparable. Ces données soutiennent un dépistage précoce et répété, l’usage d’épreuves plus écologiques et une restitution qualitative des erreurs pour guider des stratégies de communication adaptées, dans une optique d’amélioration de la prise en charge des patients et de leurs aidants.
Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS) is frequently associated with impairments in social cognition (SC), whose identification is crucial for patient information, consent to care, and support. This thesis characterizes these alterations by combining “static” tasks (Faux-Pas, Ekman faces) and more “dynamic,” ecologically oriented ones (MASC, FEET), together with measures of general cognition (ECAS), mood (HADS), and motor severity (ALSFRS-R). Results reveal a selective impairment of Theory of Mind (ToM), particularly in its affective component, whereas basic emotion recognition remains largely preserved. Performance on these tasks correlates with executive, memory, and language functions, but only weakly with motor severity, suggesting a relative autonomy of SC processes. Bulbar-onset forms show greater impairment than spinal-onset forms, despite comparable general cognitive profiles. These findings support the need for early and repeated screening, the use of more ecological assessments, and a qualitative analysis of errors to guide adapted communication strategies, aiming to improve the care of patients and their caregivers.