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Etat des lieux de la prise en charge de l'infertilité en soins primaires : revue de littérature.

Résumé en français

Introduction : l’infertilité concerne 3,3 millions de personnes en France. Le recours à l’AMP augmente chaque année tandis que l’accès aux spécialistes se restreint. Le médecin généraliste occupe désormais une place centrale dans la prise en charge initiale du couple.

Matériels et Méthodes : décrire la prise en charge de l’infertilité en soins primaires, par une revue systématique de littérature des thèses d’exercice en médecine générale depuis 2016, selon la méthode PRISMA-P. Objectifs secondaires : cerner la place spécifique du médecin généraliste et identifier les difficultés rencontrées.

Résultats : quatre cent trente-trois documents ont été répertoriés. Seize documents étaient éligibles à la lecture du texte intégral. Quatorze thèses ayant un score qualité supérieur à 60% ont été sélectionnées. Les médecins généralistes suivaient les recommandations en termes de dépistage, de prévention, de recherche de facteurs de risque. L’examen clinique était systématique mais l’examen génital moins fréquent en raison des temps de demandes. Le bilan paraclinique prescrit était hétérogène et souvent incomplet. Les médecins généralistes jouaient un rôle spécifique dans la prise en charge de l’infertilité, basé sur l’accompagnementpsycho social et le soutien psychologique, permis par la relation de confiance instaurée avec leurs patients. Ils étaient limités par leur manque de connaissances mais ne souhaitaient pas tous s’engager dans cet accompagnement. Ils souhaitaient une meilleure coordination avec les centres spécialisés. La formation initiale en gynécologie était inégale entre les territoires malgré la détermination nationale des stages de DES. La féminisation de la profession augmenterait l’intérêt pour cette problématique.

Conclusion : les médecins généralistes suivaient les recommandations mais les connaissances concernant le bilan paraclinique à réaliser étaient à consolider. La spécificité du médecin généraliste résidait dans sa prise en charge psychosociale. La formation des médecins généralistes tend à s’améliorer avec le renforcement de leur formation gynécologique initiale et continue. Les recommandations de la HAS sur la santé préconceptionelle prévues pour début 2026 clarifieront la prise en charge de l’infertilité attendue en soins primaires.

Résumé en anglais

Introduction : nfertility affects 3,3 million people in France. The use of Assisted Reproductive Technologies (ART) is increasing each year while access to specialist is becoming limited. General practitioners now play a central role in the initial management of infertile couples.

Materials and methods : the study aimed to describe the management of infertility in primary care throught a systematic revue of general practice medical theses since 2016, conducted according to the PRISMA-P methodology. Secondary objectives were to identify the specific role of general practitioners and to determine the difficulties they encounter.

Resultats : four hundred and thrirty-three documents were identified. Sixteen documents were eligible for full-text review. Fourteen theses with quality score above 60% were selected. Genereal practitioners followed guidelines regarding screening, prevention and identification of risk factors. Clinical examination was systematic, however examination of the external genitalia was performed less frequently due to time constraints related to patient requests. The prescribe paraclinical work-up was heterogeneous and often incomplete. General practitioners played as specific role in infertility management, based on psychosocial support and psychological care, made possible by the trusting relationship establised with their patients. Their involvement was limited by a lack of knowledge and not all wished to engage in this type of support. They expressed a need for improve coordination with specialized centers. Initial training in gynecology was uneven across regions, despite nationally defined residency placements. The feminization of the profession may increase interest in this issue.

Conclusion : general practitioners generally followed existing guidelines ; however their knowledge regarding the appropriate paraclinical investigations requires further consolidation. The specificity of the general practitioners lay in psychosocial care. General practitioners training is improving through the strengthening of both initial and continuing gynecological education. The French National Autority for Health recommandations of preconception health expected in early 2026 will help clarify the management of infertility in primary care.

Année
2025
Année de soutenance
2026
Nombre de pages
39
Type de dépôt
Thèse d'exercice : Médecine
Langue de publication
Français
Éditeur
Université Angers
Lieu d'édition
Angers
Citation Key
dune20673
URL
https://dune.univ-angers.fr/fichiers/22011290/2025MCEM20673/fichier/20673F.pdf
Libellé de l'étape
THESE MEDECINE GENERALE
Bac+
9
Libellé de l'UFR
Faculté de santé
Libellé du diplôme
Docteur en médecine
Date de diffusion du fichier :