Ce projet de recherche explore les liens entre les performances en mémoire de travail et les capacités de régulation émotionnelle dans les apprentissages scolaires, à travers une étude menée auprès d’élèves de CM1 et de CM2. Ces recherches s’inscrivent dans un contexte où les difficultés scolaires sont de plus en plus associées à des facteurs émotionnels et cognitifs. Ces résultats ne permettent pas de valider l’hypothèse d’un lien significatif entre régulation émotionnelle et performance scolaire, possiblement en raison de la taille réduite des échantillons. Cependant, ils fournissent des éléments sur le rôle central de la mémoire de travail dans l’explication des différences individuelles et des différences de progression dans les apprentissages en cycle 3 au cours de l’école élémentaire. Les résultats permettent de s’interroger sur les mécanismes d’apprentissages des élèves à l’école élémentaire et peuvent déboucher sur des préconisations en termes de politique éducative intégrant la mémoire de travail et la régulation émotionnelle. Ils plaident également pour une prise en compte plus fine du profil cognitif et émotionnel dans l’orientation des élèves en difficulté et dans la prise de décision des élèves concernant leur choix d’orientation.
This research project explores the links between working memory performance and emotional regulation abilities in academic learning through a study conducted with fourth and fifth grade students. This research is conducted in a context where academic difficulties are increasingly associated with emotional and cognitive factors. The results do not validate the hypothesis of a significant link between emotional regulation and academic performance, possibly due to the small sample size. However, they provide evidence of the central role of working memory in explaining individual differences and differences in learning progress in Cycle 3 during primary school. The results raise questions about the learning mechanisms of primary school pupils and may lead to recommendations in terms of educational policy integrating working memory and emotional regulation. They also argue for a more detailed consideration of cognitive and emotional profiles in the guidance of pupils with difficulties, and in their decision-making regarding their choice of educational path.