Introduction : la santé sexuelle a été définie comme « un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité ». L’enquête sur les conditions de vie des étudiant.e.s de 2020 a révélé que 32,7% des étudiant.e.s ont renoncé à des soins pour des raisons financières et 67,2 % pour des raisons non financières. Les objectifs étaient de décrire l’accessibilité à consulter un.e professionnel.le de santé au regard de leurs potentiels besoins et d’évaluer les connaissances des étudiant.e.s autour de la santé sexuelle et gynécologique.
Matériel et Méthode : étude épidémiologique, observationnelle, descriptive, quantitative, monocentrique, prospective réalisée du 09/09/2024 au 20/12/2024 auprès des étudiant.e.s de l’UA via la plateforme en ligne Lime Survey.
Résultats : 60,36% des étudiant.e.s de l’UA avaient un suivi de santé sexuelle et/ou gynécologique. 24,62% des étudiant.e.s assuraient avoir déjà renoncé à une consultation de santé sexuelle. Les principales raisons étaient une peur de l’examen, l’attente que cela passe tout seul ainsi qu’une peur du jugement par le.a professionnel.le de santé. 3/4 des étudiant.e.s avaient reconnu le SSU et le planning familial comme des structures de consultation gratuite.
Conclusion : les freins à consulter un.e professionnel.le ne résultent pas d’un manque d’accessibilité des professionnel.le.s au niveau organisationnel mais résident dans la peur de la consultation ou du jugement du professionnel.le. Les connaissances des étudiant.e.s étaient correctes, malgré des méconnaissances qui persistaient.
Introduction : Sexual health has been defined as “a state of physical, emotional, mental and social well-being related to sexuality”. The 2020 survey on student living conditions revealed that 32.7% of students gave up healthcare for financial reasons and 67.2% for non-financial reasons. The objectives were to describe the accessibility of consulting a healthcare professional in relation to their potential needs, and to assess students' knowledge about sexual and gynecological health.
Material and Method : epidemiological, observational, descriptive, quantitative, monocentric, prospective study conducted from 09/09/2024 to 12/20/2024 among UA students via the Lime Survey online platform.
Results : 60.36% of UA students had sexual health and/or gynecological consultation. 24.62% of students said they had already given up a sexual health consultation. The main reasons were a fear of examination, the expectation that it would pass on its own, and a fear of being judged by the professional. ¾ of students had recognized the Student Health Service and Family Planning as free consultation structures.
Conclusion : barriers to consulting a professional were not due to a lack of access to professionals at an organizational level, but from the fear of consultation or professional judgment. The students' knowledge was correct, despite persistent misconceptions.